002_Fundecor

Base scientifique pour botaniste en forêt primaire – concours Fundecor – mention spéciale – Saraquipi (Costa Rica) – 450m² – équipe: GMA / Blanca Xochiketzalli Pulido Renteria / Tiphaine Le Goic – 2011

Symbiose avec le paysage rural

Il s’agit de faire architecture tout en concevant un bâtiment répondant à des usages et à un climat.Le bâtiment est constitué pour 80% de matériaux locaux, sans recours à des techniques complexes et coûteuses, principalement en un assemblage par le recyclage d’éléments présents à proximité du site.

En plus de s’adapter au climat tropical humide costaricain, le bâtiment recherche la performance sur le plan des dépenses énergétiques en tirant profit de ce que la nature nous offre ici. Dans ce but, nous installons un éclairage et une ventilation naturelle pour un impact minimal sur l’environnement. Le bâtiment est largement ouvert aux vents, et celui-ci est canalisé et dirigé pour qu’il viennent rafraichir les espaces afin d’éviter le phénomène d“île de chaleur”. L’orientation vers le nord, vers la vue sur la forêt primaire, a été privilégiée. La façade sud est opaque, protégée par un lourd mur de pierre locale qui accueil des panneaux photovoltaiques produisant 12,75% des besoins annuels du bâtiment.

Un ensemble de quatre volumes est relié par des passerelles extérieures. Le bois est employé à chaque fois de manière différente, venant jouer avec toutes les capacités d’assemblage et de travail du motif offertes par ce mode constructif. Il est prévu d’employer des essences, des techniques et des artisans locaux pour la mise-en-oeuvre. Ces espaces sont protégés par une large toile faite de bâches de camion recyclées, recueillant aussi les eaux de pluie de cette région tropicale. Un système de persiennes permet de régler l’occultation en fonction de la lumière nécessaire à chaque espace.
L’idée en plus de ce projet est de diffuser un savoir-faire constructif par l’organisation de workshop sur le chantier. Ainsi, le modèle participatif trouverait une transcription concrète: faire participer les riverains au projet et, en échange, leur transmettre un savoir applicable dans une région du monde où la grande majorité des logements sont auto-construits. L’intérêt est également de difuser la conception responsable du bâtiment en diffusant des modes constructifs alternatifs. Cela démultiplierait l’impact environnemental et social du projet, lui donnat une dimension régionale, voir nationale.